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Tri sélectif en entreprise : couleurs des poubelles et flux obligatoires

Un plan de tri commence par la même question : quelle couleur pour quel déchet. La réponse surprend, car aucun texte français n'impose de code couleur unique. Voici le tableau des repères les plus répandus, les flux que votre site doit réellement trier, et la place du mégot, qui n'entre dans aucun bac de bureau.

Couleurs des poubelles : le tableau

Le code couleur du tri n'est pas une norme légale, c'est une convention. L'ADEME publie des recommandations fondées sur quelques schémas types, jamais rendues obligatoires pour les collectivités. Voici les repères les plus répandus.

Couleurs de bacs et déchets correspondants.
Couleur du bacCe qui va dedansÀ savoir
Jaune Emballages : bouteilles et flacons, films souples, boîtes de conserve, canettes, barquettes, briques, cartons. Dans la plupart des territoires, les papiers y sont joints. Le plus généralisé depuis l'extension des consignes de tri, qui couvrait 98 % de la population métropolitaine au 1er janvier 2023 (Citeo).
Bleu Papiers et cartons seuls : feuilles, enveloppes, journaux, cartonnettes. Utilisé là où la collectivité sépare le fibreux. En recul, mais courant en immeuble de bureaux.
Vert Verre d'emballage : bouteilles, bocaux, pots, sans bouchon ni couvercle. La couleur la plus stable du pays. Vaisselle, vitres et ampoules exclues.
Marron ou vert foncé Biodéchets : restes de repas, épluchures, marc de café, déchets verts. Flux en déploiement depuis l'obligation de tri à la source de 2024. La couleur varie selon les territoires.
Gris ou noir Ordures résiduelles : ce qui ne relève d'aucune filière une fois le tri fait. Le bac dont le volume doit baisser. Un plan de tri se mesure à sa décrue, pas au nombre de contenants.
Rouge, orange, violet, blanc Aucune convention nationale. Flux internes : gobelets, piles, cartouches, DEEE, textiles professionnels. Sans convention, la couleur ne dit rien : signalétique illustrée indispensable.
Cendrier dédié, hors code couleur Mégots et cendres uniquement. Aucun bac de bureau ne le reçoit. Filière séparée, bordereau de suivi à chaque enlèvement.

Ce tableau décrit des usages dominants, pas une obligation : vérifiez les consignes de votre commune ou de votre prestataire avant d'imprimer votre signalétique.

Pourquoi les couleurs changent

Deux sites d'un même groupe, distants de trente kilomètres, peuvent avoir des bacs de couleurs différentes pour le même flux. C'est le droit, pas une négligence. Interrogé au Sénat sur l'harmonisation des couleurs de conteneurs, le gouvernement répondait le 27 novembre 2014 que la transition se ferait progressivement, au rythme du renouvellement du parc, avec un déploiement national visé à l'horizon 2025. Aucune bascule simultanée n'a été imposée.

S'y ajoute le schéma de collecte : certaines collectivités fonctionnent en multimatériaux, un seul bac pour emballages et papiers, d'autres séparent le fibreux, d'où le bac bleu. Conséquence en multi-sites : le pictogramme et la photo du déchet réel voyagent, la couleur non. C'est le premier arbitrage de votre plan de gestion des déchets.

Le décret 5 flux, devenu 7 puis 8

Le tri en entreprise n'est pas facultatif. Le décret n° 2016-288 du 10 mars 2016, applicable au 1er juillet 2016, a codifié aux articles D543-278 et suivants du code de l'environnement le tri à la source de cinq flux : papier et carton, métal, plastique, verre, bois. Le décret n° 2021-950 du 16 juillet 2021 y a ajouté la fraction minérale et le plâtre, soit sept flux, puis les textiles au 1er janvier 2025, soit huit.

Le texte demande trois choses :

  • séparer ces déchets entre eux et des autres déchets, dès la production, sur le site ;
  • les valoriser soi-même, les céder à un exploitant de valorisation ou les remettre à un intermédiaire autorisé ;
  • obtenir de celui-ci, avant le 31 mars de chaque année, une attestation mentionnant les quantités en tonnes, la nature des déchets et leurs destinations de valorisation finale.

Cette attestation est la preuve que réclame un auditeur. Elle est distincte du bordereau de suivi, réservé aux déchets dangereux : voyez nos obligations déchets. Le non-respect des obligations de tri figure parmi les infractions punies de l'amende prévue pour les contraventions de la 4e classe, à l'article R541-78 du code de l'environnement.

Qui est concerné, à quel seuil

Tout dépend de qui ramasse vos déchets, et c'est le point le plus souvent mal lu. Avec un prestataire privé, l'obligation s'applique sans condition de volume. Avec le service public, dès que l'établissement produit plus de 1 100 litres de déchets par semaine, tous déchets confondus. Ce seuil est bas : un immeuble tertiaire de cent personnes le franchit.

Les biodéchets relèvent d'un régime propre : l'article L541-21-1 du code de l'environnement impose leur tri à la source, et depuis le 1er janvier 2024 cette obligation vaut pour tous les producteurs, quel que soit le volume. Deux voies : valorisation sur place ou collecte séparée.

Trois familles sortent du décret et relèvent d'autres régimes : équipements électriques et électroniques, piles et accumulateurs, et l'ensemble des déchets dangereux, à traçabilité renforcée. Le mégot appartient à cette dernière.

Organiser le tri sur site

Un plan de tri qui tient repose sur cinq décisions.

  • Cartographier les flux réels. Une semaine à regarder ce qui sort du site, pas ce qu'on imagine. Gobelets, palettes et mégots y apparaissent.
  • Dimensionner avant d'acheter. Le repère est le volume hebdomadaire par flux, pas l'effectif. Un bac qui déborde décrédibilise tout.
  • Placer les points sur les trajets existants. Un îlot à l'imprimante, un à la cafétéria, un en zone fumeur. Si le bon geste coûte plus de dix secondes de détour, il ne sera pas fait.
  • Signaler par trois canaux. Couleur, pictogramme et photo du déchet réel. La couleur seule ne suffit jamais, puisqu'elle change d'un territoire à l'autre.
  • Nommer un référent et mesurer. Un interlocuteur par site, un indicateur : la baisse du résiduel. Attestations et rapports alimentent vos reportings.

Une sixième fait souvent la différence : supprimer les corbeilles individuelles sous les bureaux au moment d'installer les îlots. Tant que chacun a sa poubelle aux pieds, aucun tri fin ne s'installe. La sensibilisation vient ensuite.

Le mégot : ni bac jaune, ni bac gris

Le mégot est le flux que les plans de tri oublient, alors qu'il est le plus visible. Il n'a pas de couleur de bac parce qu'il n'est pas un déchet de bureau ordinaire. Filtre en acétate de cellulose chargé, à la combustion, de goudrons, de nicotine et de métaux lourds, il se comporte comme un déchet dangereux, et les filières le traitent comme tel, transport confié à des opérateurs agréés.

Au jaune, il contamine un flux d'emballages destiné au recyclage. Au gris, il part aux ordures résiduelles, sans valorisation dédiée. Dans les faits, ni l'un ni l'autre ne se produit vraiment : la moitié des mégots fumés dehors finissent par terre, y compris là où des cendriers sont installés. Le sujet est autant comportemental que réglementaire.

Le tri du mégot commence au point de collecte, pas au bac. Un cendrier qui fonctionne se voit de loin, se trouve sur le trajet du fumeur, ne déborde pas et ne présente aucun risque de feu. Notre diagnostic de zone fumeur sert à voir où les mégots tombent réellement, avant d'installer quoi que ce soit.

La filière mégot

Le cendrier Easy to Change reçoit 10 000 mégots entre deux vidages. Son cylindre intérieur est le tube Air Fly Limited, un système anti-incendie qui régule la circulation d'air dans le réservoir. Il est amovible : on le sort d'un bloc et on le verse, sans contact avec les mégots. La coiffe, elle, ne joue aucun rôle de sécurité : elle identifie le cendrier de loin, lui donne sa silhouette, protège de la pluie.

Le mobilier est fabriqué dans notre atelier d'Albert, dans la Somme : acier S235 thermolaqué, bac inox, hauteur 1 310 mm, diamètre 330 mm, 45 kg sans pied et 63 kg avec. Il reste la propriété d'Easy to Change : vous ne l'achetez pas. Le service est intégré, facturé en un seul montant mensuel à partir de 39 EUR HT par mois, sans investissement de départ. Deux formules : collecte au cendrier par nos équipes, ou fût vide rempli par les vôtres. Engagement de 24, 36 ou 48 mois, détaillé sur notre page tarifs.

L'enlèvement est assuré par clikeco, opérateur agréé au transport de déchets dangereux. Quand la zone est desservie, la matière part chez MeGO!, en Bretagne : tri, dépollution, mélange à de la fibre plastique recyclée, thermocompression en plaques de Plastigo! dont on fait du mobilier urbain. Ailleurs, valorisation énergétique en cimenterie régionale certifiée, même traçabilité. Le parcours complet est sur notre site.

Chaque enlèvement donne lieu à un bordereau de suivi nominatif, et un reporting trimestriel récapitule les volumes et l'équivalent CO2 évité, utilisables pour Ecovadis, ISO 14001 ou CSRD. Les délais sont fixes : rappel sous 24 heures, devis ferme sous 24 heures, fabrication en 2 à 3 semaines, pose sous 7 jours, première collecte la semaine suivante. Plus de 700 sites sont équipés avec le groupe Easy To.

Questions fréquentes

Quelle est la couleur de la poubelle pour le plastique ?

Le jaune, dans la très grande majorité des territoires : depuis l'extension des consignes de tri, tous les emballages plastiques y vont, films et sachets compris. Les objets en plastique qui ne sont pas des emballages, non.

Que met-on dans la poubelle jaune en entreprise ?

Les emballages : bouteilles et flacons, films souples, conserves, canettes, barquettes, briques et cartons. En schéma multimatériaux, les papiers de bureau y sont joints ; là où le bac bleu subsiste, ils en sont séparés.

Le code couleur des poubelles est-il le même partout en France ?

Non. Aucun texte n'impose de code couleur unique. L'ADEME publie des recommandations que les collectivités ne sont pas tenues d'adopter, et l'harmonisation avance au rythme du renouvellement des bacs. Vérifiez toujours les consignes locales.

Quels sont les 5 flux du décret tri ?

Papier et carton, métal, plastique, verre, bois. Le décret du 16 juillet 2021 y a ajouté fraction minérale et plâtre, puis les textiles au 1er janvier 2025.

Le tri sélectif est-il obligatoire dans une entreprise de 20 salariés ?

Cela dépend du mode de collecte : avec un prestataire privé, sans condition de volume ; avec le service public, au-delà de 1 100 litres par semaine. Le tri à la source des biodéchets, lui, s'impose à tous depuis le 1er janvier 2024.

Dans quelle poubelle jeter les mégots au travail ?

Dans aucune poubelle de bureau. Le mégot demande un cendrier dédié en zone fumeur, relié à une filière séparée. Au jaune il contamine un flux recyclable, au gris il perd valorisation et traçabilité.

Page mise à jour le 3 septembre 2026. Sources : décret n° 2016-288 du 10 mars 2016, décret n° 2021-950 du 16 juillet 2021, articles D543-278 à D543-287, L541-21-1 et R541-78 du code de l'environnement (Légifrance) ; réponse ministérielle à la question écrite n° 06411, Sénat, JO du 27 novembre 2014 ; recommandations de l'ADEME sur les schémas de collecte et les couleurs de contenants ; Citeo, extension des consignes de tri au 1er janvier 2023.

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